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Angelina

       Elle s’assit devant son plat, la faim lui mangeait le ventre. Elle pensait à son petit soldat, avant qu’il ne rentre. L’enfant était unique, il méritait tout son amour, devant sa peau de brique, la vieille dame retient son tour. Elle garda au chaud la sardine, grignota un croûton, rentra l’enfant sans qu’il devine, le sacrifice de sa maman.

Temps durs, temps anciens, aussi durs que la dent d’un chien.

Mais elle eu sa récompense, le sourire de l’enfant s’est éveillé, regardant sa maman sans parler, il lui criait des « je t’aime » par milliers. Enfants durs, enfants anciens, temps perdus si lointains. Maman douce, moment doux, yeux bruns et dents de loups.

La vieille dame si ridée par l’âge, courbée et maigre de tant de supplices, trouvait encore le courage de raconter une histoire à son fils. Les yeux illuminés dans l’ombre, écartés comme des soucoupes, la Vieille fit rentrer des Sombres, et petits héros aux yeux de loupes. Air grave du méchant, la voix se fait gronde, elle fait peur à l’enfant, mais un ange fait sa ronde. Les yeux accrochés aux étoiles… d’araignées au plafond, j’ai vécu cette enfance inégale, ils ont été mes meilleurs moments.

Histoires douces, histoires dures, maman de source aux îles perdues. Histoires de sacrifices que rident les peaux comme l’écorce d’un chêne, qui ne meurent dans ma mémoire… tant que je l’aime.

La vieille dame continua à raconter ses histoires à ses petits enfants, l’un d’eux, peut-être… continuera son présent. Je sais qu’elle est là, je sais qu’elle m’entend, moi son petit soldat, j’avais deux fois une maman. Mais comme tout Cruel a besoin de son eau, pour attirer le liquide qui pousse son bateau, prières par milliers comme cadeaux, Il ne l’entendit pas… le badaud. Elle perdit la mémoire, se réfugiant dans un champ inconnu, où je n’y étais plus… mon ange avait disparu. Temps perdus, tant de chagrin, je suis si nu devant mon destin. Arrachez-moi mon cœur las, car ma peine… je ne peux pas.

Temps durs, temps anciens

     •  Il y a longtemps, si longtemps déjà, que ma fée me serrait contre son tablier. Et c’est pourtant en ce temps là que le verre s’est brisé de mon sablier. J’avais un toit d’étoiles et des larmes comme abri, mon père battait ma mère, ah le vin maudit ! Cœur misère, vie de bris, tranche ma veine temps maudit.

    Ma fée s’enfuit avec moi dans un champ, j’étais petit et pourtant, je me suis rendu compte de cet évènement. Papa criait sur maman, ah le bouclier de chair ! J’étais petit mais j’aimais pourtant mon père. Homme de labeur, la rude vie jugulait son cou, il se levait de bonne heure et ma maman recevait les coups. Il en prenait à son tour par le fascisme qui régnait, car en ce temps-là le salaire était le fouet, brûlant ses espoirs, misère, misère régnait. Il avait perdu tous ses fils, j’en étais le dernier né, maman avait souffert en couche, maladie, frères exterminés. Ah maudit temps que n’avez-vous fait ? Religion et argent… saletés ! Vomissez-moi de vos croyances car j’ai parents qui ont tant souffert, maintenant ils sont en paix… ils sont en terre.

    Couchés sur l’herbe des ruisseaux natals, j’entendais sa voix chaude dans la nuit estivale. Maman me racontait cette histoire qui me faisait tellement rire, celle d’une coccinelle et d’un raton tombé dans un chaudron. J’étais un prince, j’étais un sire, et son espoir de sa vie imbécile. J’étais son Infante, pire… j’étais tout son avenir. Je ne savais pas que la terre était ronde, je ne savais pas qu’il existait des gens heureux, mais je savais qu’il existait un monde où les enfants étaient joyeux. Près de leurs mères, ô doux chagrin amère, leur voix sincère à l’éducation de fer.
Je voyais voler les étoiles que j’avais prises pour des lucioles, sa voix s’était transformée en toile où les géants se dessinaient mélangés aux bestioles. J’avais un cinéma en plein air, mieux encore… j’avais ma mère.

    J’avais un monde irréel où j’étais un roi, à la douceur maternelle couverte de bleus pour moi. J’étais l’enfant d’un territoire inachevé, d’une maman source et d’un papa au vin mauvais. J’avais un paradis entouré de bras, les bestioles commes amies parlaient déjà. J’étais presque heureux en ce temps là… et l’immigration changea tout çà… car maintenant, ce n’est plus le cas.

 

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